Le stand Etopia Rebecq lors du week-end Energie-Habitat 2009Pour une commune, une des manières de soutenir la vie citoyenne sur son territoire consiste à assurer aux associations locales un modeste subside communal et, plus utile, l’accès facilité à l’usage de bâtiments publics.

Utile, car un local est une condition vitale pour permettre à une association de réunir ses membres voire d’organiser des activités. Bien entendu, la commune a le pouvoir de mettre en place des critères d’agréation et un dispositif de contrôle pour assurer que ces aides sont judicieusement réparties et employées.

 A Rebecq, nous assistons à une situation qui nous semble relever de la dérive autocratique. Le pouvoir communal a d’abord exigé des associations demandeuses d’aide de rentrer à l’administration communale un dossier de reconnaissance exposant leur identité et leurs projets. Procédure normale et habituelle. Mais l’année suivante, le contrôle est monté d’un cran par l’exigence de la liste complète des membres des associations demandeuses (noms et adresses). A ce stade, des associations (Etopia à Rebecq, la Ligue des Familles, par exemple) ont refusé de communiquer cette liste, estimant se mettre en défaut avec les lois fédérales qui protègent la vie privée des citoyen-ne-s (une plainte est d’ailleurs en cours auprès de la Commission de protection de la vie privée ainsi qu’auprès du Ministre wallon ayant la tutelle des communes).

Ensuite, à l’heure du vote en Conseil communal des subsides communaux 2010 aux associations, la majorité a exclu des associations du bénéfice de toute aide communale, subsides et accès aux locaux publics, sous le prétexte que ces groupements étaient des organisations de type politique (Les Pensionnés socialistes, les Seniors MR, Etopia à Rebecq). L’existence de ce type d’association dans une commune constitue pourtant un gage de bonne santé démocratique et le fait qu’elles illustrent, expliquent ou testent, à travers leurs activités, un projet politique particulier n’empêche pas qu’elles soient soumises, comme les autres, au contrôle exercé par leurs membres, la loi et les autorités publiques. 

C’est pourquoi ECOLO Rebecq dénonce fermement cet abus de pouvoir communal qui pénalise la vie associative locale et s’interroge sur cette nouvelle preuve d’intolérance et d’autoritarisme de la majorité communale composée de manière absolue par des représentant-e-s de l’Action communale.

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