Une pétition circule à Rebecq concernant l’abattage de peupliers dans la vallée des oiseaux. Cette pétition fustige la commune d’avoir délivré un permis d’abattage.

Dans l’article de L’Avenir du 17novembre, l’échevine Patricia Venturelli précise que «le permis d’abattage a été délivré le 31 mars 2014 par la Commune à un privé, soit le propriétaire des terres. Les peupliers étaient arrivés à maturité et pouvaient présenter un danger en cas de vents forts. Il existe par ailleurs dans ce dossier une obligation de replanter de nouveaux arbres. Les riverains n’ont pas été consultés car il n’y a pas d’enquête publique dans ce cas de figure.»

 

ECOLO Rebecq comprend bien que les peupliers doivent être abattus régulièrement, car ils deviennent dangereux et que le remplacement doit être réalisé après la coupe pour éviter la concurrence entre les arbres.

 

Nous trouvons cependant dommageable que dans le cadre d’une zone d’intérêt paysager, la Commune ne prévienne pas les citoyens, ne leurs explique pas et ne leurs signale pas le plan de remplacement.

 

De plus, bien que la Vallée de la Senne à Rebecq soit caractérisée par des alignements de peupliers, le peuplier n’est pas particulièrement intéressant pour des berges de rivières : s’il pompe de l’eau, il n’empêche pas l’érosion. Il est cité dans les « essences inadaptées aux rives de cours d’eau » pour « Fragilisation des berges – Banalisation du paysage – Faible résistance au vent – Acidification du milieu ». Les aulnes ou les saules, par exemple, sont plus intéressants pour maintenir les terres. Le peuplier, bien qu’apprécié, pourrait être remplacé par d’autres essences plus écologiquement intéressantes. La question mérite qu’on y apporte une réponse réfléchie.

 

Ecolo Rebecq insiste- pour que le pouvoir communal veille à communiquer de manière respectueuse avec les Rebecquois et Rebecquoises, même si les règlements ne l’y contraignent pas.- pour que soit mis en place une gestion écologique des cours d’eau et un nettoyage adéquat des embâcles qui peuvent s’accumuler et faire barrages quand le niveau de la Senne monte.

 

 

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